Le ministère des Hydrocarbures et des Mines a indiqué, vendredi dans un communiqué, que l'ajustement des prix des carburants, entré en vigueur le 1er janvier 2026, vise à garantir l'approvisionnement continu du marché national et à couvrir les coûts de production et de distribution croissants, assurant que l'Etat continue d'absorber l'écart important entre le coût réel et le prix à la pompe.
Le ministère a précisé que cet ajustement, qui s'inscrit dans le cadre de l'application des textes législatifs et réglementaires en vigueur, concerne le prix de l'essence, qui passe de 45,62 DA/litre à 47 DA/L (+1,38 DA), celui du gasoil, qui passe de 29,01 DA/L à 31 DA/L (+1,99 DA), et celui du GPL carburant, qui passe de 9 DA/L à 12 DA/L (+3 DA).
Cet ajustement étudié «vise à garantir l'approvisionnement continu du marché national et à couvrir les coûts de production et de distribution croissants», explique la même source, soulignant que «l'Etat continue d'absorber l'écart important entre le coût réel et le prix à la pompe».
Le ministère note en outre que «malgré cet ajustement, +Sirghaz+ demeure le carburant le plus économique en Algérie, son prix étant toujours quatre fois inférieur à celui de l'essence, ce qui confirme la volonté de l'Etat de continuer à encourager ce choix écologique et économique».
Les nouveaux prix des carburants ne reflètent pas le coût réel du produit (extraction, raffinage, transport et distribution), affirme le ministère, précisant que «le Trésor public continue de supporter la majeure partie du prix final pour préserver le pouvoir d'achat et soutenir les activités économiques».
Le ministère a fait savoir que l'objectif principal de cet ajustement des prix est de permettre aux entreprises de raffinage et de distribution de maintenir le fonctionnement des installations et d'assurer la disponibilité du carburant à travers l'ensemble du territoire national sans interruption, évitant ainsi toute perturbation future dans l'approvisionnement.
Les recettes découlant de cet ajustement seront directement orientées vers l'investissement dans la modernisation des stations-service, l'extension du réseau de vente au détail pour le rapprocher davantage des citoyens, et le développement des activités de stockage et de distribution, ajoute la même source.
Le ministère a encore précisé, dans son communiqué, que «cette approche vise à établir un équilibre entre l'impératif d'assurer la continuité et la qualité du service public dans ce secteur et la protection des consommateurs contre la fluctuation des prix des carburants, qui n'ont pas évolué en Algérie depuis 2020, et qui demeurent parmi les plus bas et les plus stables au niveau international».
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