Le lancement de l'exploitation du minerai de fer extrait de la mine de Gara Djebilet (Tindouf) est prévu pour le premier trimestre de 2026. Pour l’expert en mines, Arezki Zerrouki, le développement du secteur minier permettra à l'Algérie de sortir de la dépendance, car il constitue la clé de voûte de l'autosuffisance des secteurs industriels.
Avec le projet de la mine de fer de Gara Djebilet ou encore celui de la mine de phosphate de Bled El Hadba, située dans la wilaya de Tébessa, l’Algérie est en train de sortir de la dépendance. « Il n'y a pas un secteur qui ne dépend pas du secteur minier. Que ce soit les agrégats pour la construction, ou bien les engrais pour l'agriculture, la filière chimie, la sidérurgie, ou encore la fabrication des tôles nécessaires pour l'industrie », a déclaré M. Zerrouki lors de son passage, ce jeudi, dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne.
« Ce secteur, c'est la clé de voûte de l'autosuffisance des secteurs industriels », a-t-il ajouté.
Toutefois, l’intervenant insiste sur l’impératif de développer les services miniers. « En Afrique, les services miniers constitues un problème très important, car il n’y a pas de sociétés dédiées à cette mission », a-t-il soutenu, avant d’ajouter « Ce n'est pas le cas du secteur pétrolier qui a énormément d'entreprises de services ».
Développant son argumentaire, M. Zerrouki explique que les services miniers est tout ce qui gravite autour de la mine, citant comme exemples les transports, les sociétés de forage, ainsi que les laboratoires accrédités. « On ne va pas prendre des échantillons et les analyser à l'étranger », s’est-il étonné.
« Il y a un potentiel humain qu'il faudrait parfaire par des formations, car sans formation, il n'y aura rien », a-t-il ajouté.
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