La Commission des affaires juridiques et administratives et des libertés à l'Assemblée populaire nationale (APN) a tenu, hier dimanche, une réunion consacrée à l'audition des représentants du Front national algérien (FNA), du parti Tajamou Amel el Djazair (TAJ), et du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), dans le cadre de l'examen du projet de loi relatif aux partis politiques, indique un communiqué de la chambre basse du Parlement.
A cet égard, le président de la Commission, M. Abdelkader Toumi, a souligné l'importance de ce texte de loi qui vise à «règlementer la vie politique en Algérie».
A son tour, le représentant du parti du Front national algérien (FNA), Berrabah Bentata, a présenté une série de propositions consistant essentiellement en «l'adoption de la démocratie numérique, à travers des plateformes numériques sécurisées pour le vote des adhérents», et «la création d'une instance d'arbitrage interne indépendante», outre «la traçabilité financière des alliances politiques, à même d'assurer la transparence des financements des campagnes communes, avec la proposition de remplacer les peines privatives de liberté par des sanctions financières».
De son côté, la représentante du parti TAJ, Soraya Louz, a précisé que la participation de sa formation politique à cette démarche «reflète l'importance majeure que revêt le projet dans l'organisation de la performance politique et la concrétisation de la volonté de l'Etat», en vue d»'instaurer une pratique politique plus efficace et plus organisée».
Elle a, en outre, salué «la démarche du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à organiser la vie partisane et les partis politiques et à en faire un partenaire actif dans l'édification de l'Algérie nouvelle», soulignant «la nécessité de renforcer la démocratie au sein des structures partisanes et d'ancrer le principe de responsabilité effective entre les partis politiques», ainsi que de «lutter contre le phénomène du nomadisme politique, de renforcer la discipline partisane et de résoudre les conflits internes via des mécanismes purement partisans, à même de préserver la stabilité interne et de renforcer la crédibilité de l'action politique».
Pour sa part, le représentant du PLJ, Omar Tamchichat, a indiqué que le parti «a participé aux différentes étapes d'enrichissement du projet de loi et présenté des propositions, dont certaines ont été retenues, notamment celles concernant le mandat du président du parti et la réduction du nombre de wilayas requis pour la création d'un parti politique».
Dans ce cadre, le parti a proposé de «lutter contre le phénomène du changement par l'élu de son appartenance partisane durant son mandat électoral, conformément aux nouvelles dispositions constitutionnelles, et de stipuler qu'un élu s'étant présenté sous la bannière d'un parti politique n'a pas le droit de se présenter aux élections suivantes sous la bannière d'un autre parti, sauf après une période d'abstention».
APS
Radio Algérienne










