Une coordination belge réitère son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination  

Sahara occidental.29.08.2022
09/03/2026 - 13:43

La Coordination nationale d'action pour la paix et la démocratie (CNAPD), une coordination belge d'organisations de jeunesse, a réitéré son engagement à soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, affirmant que la paix ne pourra naître que du «respect du droit à l'autodétermination des peuples».

«Notre solidarité avec le peuple sahraoui et la défense de son droit à l'autodétermination constituent un engagement politique fondamental», a-t-elle souligné dans un communiqué publié à l'occasion du 50e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), célébré le 27 février.

Pour cette coordination belge, soutenir la cause sahraouie, c'est «défendre le droit international, protéger la coexistence des peuples dans une région importante et exiger que les Nations unies redeviennent l'outil central du respect du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes».

Plus d'un demi-siècle après le début d'une lutte de libération nationale contre les puissances occupantes au Sahara occidental, «une vérité demeure», selon le CNAPD: «aucun peuple ne renonce à sa liberté».

La coordination a soutenu, en effet, que «la paix ne peut naître ni de l'occupation ni du fait accompli, mais uniquement de la justice et du respect du droit à l'autodétermination des peuples».

Elle a salué, à ce titre, la lutte «exemplaire» du peuple sahraoui pour son indépendance, malgré les obstacles.

«Par sa capacité d'organisation, sa résilience politique et sa constance diplomatique, la cause sahraouie incarne aujourd'hui l'un des derniers grands combats anticoloniaux de notre époque», a-t-elle ajouté.

Selon la coordination belge, la lutte et la résistance sahraouies «s'inscrivent pleinement dans le mouvement historique de décolonisation africain».

Elle a rappelé, dans ce contexte, que la RASD siège aujourd'hui comme membre à part entière de l'Union africaine, affirmant la reconnaissance continentale du droit inaliénable à l'autodétermination du peuple sahraoui.

Aux Nations unies, le Sahara occidental demeure inscrit parmi les territoires non autonomes, plaçant l'ONU face à sa responsabilité d'«assurer l'exercice du droit à l'autodétermination».

«C'est dans ce cadre qu'a été créée la MINURSO, la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, référendum toujours empêché par la puissance occupante marocaine et par l'absence de volonté politique de certains membres permanents du Conseil de sécurité», a déploré la CNAPD.

Evoquant le combat juridique et politique que mène, en Europe, le Front Polisario pour contester les accords d'association UE-Maroc incluant illégalement les territoires et les eaux sahraouies, la coordination a affirmé que la Cour de justice de l'UE a «clairement établi» que le Sahara occidental est un territoire «distinct et séparé» du Maroc, que ce dernier «n'exerce aucune souveraineté sur ce territoire» et que toute exploitation des ressources naturelles «nécessite le consentement du peuple sahraoui».

«Ces décisions confirment une évidence juridique fondamentale : nul ne peut disposer des richesses d'un territoire colonisé sans l'accord de son peuple», a-t-elle souligné.

APS

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APS
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