Le pape Léon XIV : le peuple algérien n'a pas cédé aux épreuves, car étant profondément enraciné dans les valeurs de solidarité et d'acceptation de l'autre

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13/04/2026 - 18:07

Le pape Léon XIV a affirmé, lundi à Alger, que le peuple algérien n'a jamais cédé aux épreuves, car étant profondément enraciné dans les valeurs de solidarité, d'acceptation de l'autre et d'esprit collectif, louant son hospitalité et sa grande générosité.

Dans une allocution prononcée au Centre culturel de Djamaa El-Djazair, en présence du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, de hauts responsables de l'Etat et de membres du gouvernement, ainsi que des représentants d'instances nationales et officielles, des représentants de la société civile et du corps diplomatique accrédité en Algérie, Sa Sainteté le Pape a indiqué être venu «avec un vif enthousiasme de rencontrer le noble peuple algérien», soulignant que «son profond sens religieux est le secret de la culture de rencontre et de réconciliation dans un monde marqué par les conflits et les malentendus».

Il a indiqué, à cette occasion, être venu «en témoin de paix et d'espérance, auxquelles le monde aspire profondément et pour lesquelles le peuple algérien a toujours œuvré, lui qui n'a jamais cédé aux épreuves, car enraciné dans les valeurs de solidarité, d'acceptation de l'autre et d'esprit collectif, tissées dans le quotidien de millions de personnes humbles et bienveillantes, des personnes fortes et tournées vers l'avenir, celles que ni la force, ni la richesse n'aveuglent et qui ne sacrifient pas la dignité de leurs compatriotes pour des intérêts personnels ou ceux d'un groupe».

Dans ce contexte, le Pape a rappelé que le peuple algérien «a montré, à maintes reprises, sa grande générosité», laquelle se manifeste à travers «le sens de l'hospitalité profondément enracinée, considéré comme une valeur sociale fondamentale».         

«Les évènements historiques tragiques survenus par le passé ont doté l'Algérie d'une vision profonde et perspicace des équilibres mondiaux, la rendant solidaire avec les souffrances de nombreux pays, proches comme lointains», a souligné le Souverain pontife.

Il s'agit là, selon lui, «d'une expérience en mesure de contribuer à promouvoir davantage de justice entre les peuples» et de faire de l'Algérie «un acteur clé d'un nouveau cours de l'histoire, non fondé sur l'aggravation des incompréhensions et des conflits, mais sur le respect de la dignité humaine, plus nécessaire que jamais face aux violations persistantes du droit international, et aux conflits à caractère néocolonial».

Il a rappelé que ses prédécesseurs «avaient clairement mesuré la portée historique de ce défi». Le Pape Benoît XVI considérait que «les processus de mondialisation, s'ils sont correctement compris et orientés, offrent une possibilité sans précédent de redistribution des richesses à l'échelle mondiale, mais que, mal dirigés, ils peuvent entraîner une aggravation de la pauvreté et des inégalités, voire déclencher une crise mondiale».

Dans cette optique, le Souverain pontife a affirmé que l'Eglise catholique «entend contribuer au bien commun en Algérie et renforcer sa propre identité en tant que passerelle entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest et entre la Méditerranée et le Sahara».

Au terme de son allocution, le pape Léon XIV a insisté sur la nécessité de «prôner l'écoute, le dialogue et la confiance afin de voir dans l'autre un compagnon de route et non une menace».

 

Source
APS