La ministre de l'Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a mis en avant, hier lundi à Alger, la nécessité de s'appuyer sur l'innovation et la contribution des start-up pour développer le domaine du traitement des eaux usées et en élargir l'utilisation.
La ministre s'exprimait lors d'une réunion intersectorielle au siège du ministère, en présence de cadres des secteurs de l'Environnement, de l'Hydraulique, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, consacrée au suivi de la mise en œuvre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, données lors du Conseil des ministres du 8 mars dernier, relatives à l'impératif d'accélérer le processus de traitement des eaux usées afin d'entamer la phase d'augmentation de l'exploitation et d'atteindre un taux d'au moins 30%.
Dans ce cadre, Mme Krikou a insisté sur l'importance de réunir les conditions nécessaires pour soutenir l'innovation dans ce domaine, afin de mettre au point de nouveaux mécanismes, modernes et durables, permettant d'augmenter le taux de récupération et de traitement des eaux usées, appelant à associer les centres de recherche et les porteurs de projets innovants au processus de développement de réutilisation des eaux usées, pour lutter contre les effets des changements climatiques.
Elle a, à ce titre, fait état de plusieurs modèles innovants et de recherches appliquées déjà réalisées au sein des centres de recherche relevant du secteur de l'Enseignement supérieur ou au niveau de l'Observatoire national de l'environnement et du développement durable (ONEDD) qui, a-t-elle dit, méritent d'être valorisés, à l'instar du système numérique présenté par une start-up, permettant de mesurer le niveau de pollution des eaux.
«De nombreux projets scientifiques et innovations portés par des start-up seront mis à profit au niveau des stations d'épuration afin d'atteindre l'objectif d'un taux d'exploitation de 30% dans une première phase, puis de 60% à l'horizon 2030», a-t-elle ajouté.
De son côté, le Secrétaire général du ministère de l'Hydraulique, Omar Bougueroua, a souligné l'importance de cette réunion de coordination, ajoutant que le secteur s'est engagé à atteindre les objectifs fixés par le président de la République en matière de réutilisation des eaux usées traitées, permettant ainsi d'améliorer le cadre de vie du citoyen et contribuant à l'approvisionnement des secteurs économiques en ressources hydriques nécessaires.
Après avoir mis en exergue l'importance du programme d'investissement actuellement en cours de réalisation dans ce domaine, le SG du ministère a affirmé que le secteur avait placé au cœur de ses priorités le renforcement de l'efficacité des systèmes d'épuration, tout en valorisant les autres produits du traitement, tels que les huiles et le sable.
Il a également insisté sur l'importance de la coordination intersectorielle pour atteindre les résultats escomptés, ainsi que sur l'implication des usagers de ces eaux, à l'instar des agriculteurs, afin qu'ils soient au fait du processus d'épuration.
Lors de cette rencontre, des exposés ont été présentés par le directeur général de l'Observatoire national de l'environnement et du développement durable (ONEDD), Karim Arab, et l'expert en environnement, Samir Grimes, à travers lesquels ont été abordés les cadres techniques et réglementaires du traitement des eaux usées et leurs domaines de réutilisation, lesquels s'étendent de l'agriculture et l'industrie (refroidissement et lavage industriel, sidérurgie, chimie et industries agroalimentaires et autres) à l'arrosage des espaces verts urbains, le nettoyage de la voirie et l'approvisionnement des complexes touristiques.
Source : APS
Radio Algérienne









