L'Algérie et la Libye ont réaffirmé, mardi à Alger, leur volonté commune de renforcer leur coopération dans le secteur de l'hydraulique et des ressources en eau, à travers l'élaboration d'une feuille de route conjointe et d'un projet de mémorandum d'entente visant à asseoir un partenariat concret et durable face aux défis de la sécurité hydrique.
Une séance de travail a été tenue entre le ministre de l'Hydraulique, Lounès Bouzegza, et son homologue libyen, M. Hosni Mohamed Oweidan, en présence de cadres des deux parties et de membres de la délégation libyenne qui effectue une visite de travail en Algérie.
Les deux parties ont passé en revue les perspectives de coopération dans les domaines du dessalement de l'eau de mer, de la production d'eau potable, du traitement des eaux usées, de la protection contre les inondations, ainsi que de la formation et de l'échange d'expertises.
M. Bouzegza a souligné que les relations fraternelles ainsi que les capacités humaines et techniques dont disposent les deux pays, leur permettent de bâtir un modèle de coopération réussi dans le domaine de l'hydraulique, au service du développement durable et des efforts communs pour relever les défis liés à la sécurité hydrique dans la région.
L'Algérie est déterminée à consolider sa coopération avec la Libye à travers le partage d'expériences et d'expertises, a ajouté le ministre, précisant que cette visite constitue une opportunité pour élaborer une feuille de route commune et un projet de mémorandum d'entente et créer une commission mixte chargée de concrétiser des projets d'intérêt commun.
Concernant le mécanisme de concertation relatif au Système aquifère du Sahara septentrional (SASS), qui regroupe l'Algérie, la Libye et la Tunisie, le ministre s'est dit convaincu que la prochaine réunion du Comité supérieur contribuera à renforcer la coopération scientifique et technique, ainsi que les programmes d'études hydrogéologiques, de recherche scientifique et de développement des compétences.
Le ministre a également passé en revue les principales réalisations de l'Algérie dans le secteur des ressources en eau, soulignant que le taux d'accès à l'eau potable a atteint 98 %, tandis que le taux de raccordement aux réseaux d'assainissement s'élève à 93 %, outre la réalisation de 31 stations de dessalement d'une capacité totale de 3,68 millions m3/jour.
Il a également fait état de la mise en service de 37 stations de déminéralisation, d'une capacité avoisinant 317.000 m3/jour, de la construction de 82 barrages totalisant une capacité de stockage de 8,6 milliards m3, ainsi que de 507 retenues collinaires et petits barrages d'une capacité de 250 millions m3, en sus de l'irrigation de près de 1,6 million d'hectares et la réalisation de 234 stations d'épuration des eaux usées, capables de traiter plus de 1,1 milliard m3/an.
De son côté, le ministre libyen a affirmé que son pays considère l'Algérie comme un partenaire stratégique au regard de son expertise, de ses compétences et de ses infrastructures développées dans le secteur de l'eau, notamment dans le domaine du dessalement de l'eau de mer.
Il a proposé la création d'une commission technique mixte chargée de définir les priorités de coopération en matière de gestion des ressources en eau, de favoriser l'échange d'expertises dans la conception et l'exploitation des stations de dessalement, notamment celles fonctionnant aux énergies renouvelables, ainsi que de développer des projets communs dans les différents domaines du secteur.
APS
Radio Algérienne









