Nadia Ouchar : « il faut encore attendre pour se prononcer sur l’effet de la pluviométrie sur la disponibilité de l’eau »

Nadia Ouchar : « il faut encore attendre pour se prononcer sur l’effet de la pluviométrie sur la disponibilité de l’eau »

16/11/2021 - 12:00

« En dépit du retour des pluies sur plusieurs wilayas entre octobre et novembre, nous sommes en pleine sécheresse », a admis, ce mardi matin, la directrice centrale de l’Agence nationale des barrages et transferts, Mme Nadia Ouchar, dans l’Invité de la rédaction de la Chaine 3 de la Radio Algérienne, indiquant que le taux national moyen de remplissage des barrages est, jusque-là, de 33,7%.

Après la progression de la pluviométrie nationale durant ces dernières semaines, Mme Ouchar fait constater que « cet apport appréciable reste relativement bénéfique ». Car il s’agit, selon elle, d’une légère progression au vu de l’inégalité dans la pluviométrie par régions.

L’oratrice précise, chiffres à l’appui, qu’à l’Est le taux de remplissage est de 57,5%, alors qu’au Centre et à l’Ouest, les taux n’ont pas dépassé, respectivement, les 29,6% et 22,5%.

Toutefois, dit-elle, hormis le (petit) barrage de Mascara qui a subi des lâchers d’eau, celui du Chelif n’a pas dépassé les 20,54% alors que celui de Taksebt, qui alimente l’Algérois, reste toujours en état critique, tandis que celui de Mao, qui alimente l’Oranie, n’a recueilli que quelque 50 millions de mètres cubes.

Se voulant optimiste, Mme Ouchar estime qu’ « il faut attendre encore quelques temps pour se prononcer sur un état des lieux plus ou moins exhaustif », rappelant que certains barrages se remplissent de la fonte de neiges.

Les années de sécheresse prises en référence pour établir une politique de gestion de la ressource

Alors que la réduction de la pluviométrie se fait sentir ces dernières années, Mme Nadia Ouchar établit que « ces années vont être prises en référence pour établir des plans de gestion de la sécheresse afin de remédier à la gestion dynamique selon les apports disponibles en Algérie ». L’impératif, dit-elle est « d’opter pour une rationalisation de la consommation de l’eau durant les périodes sèches, comme cela a été fait pour les années 2002, 2003 et 2004, au cours desquelles le pays a connu un sévère stress hydrique.

A noter que les 33,7% de remplissage en eau équivalent à plus de deux milliards et demi de mètres cubes.