Noureddine Yassa : « La transition énergétique renforce la sécurité énergétique et la prospérité économique multisectorielle »  

Noureddine Yassa : « La transition énergétique renforce la sécurité énergétique et la prospérité économique multisectorielle »  

26/05/2024 - 12:22

La généralisation du solaire prend forme conformément aux directives du président de la République qui insiste à aller vers le développement des renouvelables et l’efficacité énergétique dans les zones d’ombre et la dimension multisectorielle, indique ce dimanche le Commissaire aux énergies renouvelables, Noureddine Yassa.

Cette stratégie de la transition énergétique tient compte des ressources naturelles, notamment le solaire et l’éolien dans le contexte local sans cesse croissant, estime l’intervenant à l’émission « L’invité de la rédaction » de la Chaîne 3, de la Radio Algérienne. Selon M. Yassa, cette politique est basée sur une feuille de route qui vise à diversifier le mix énergétique en déployant les énergies renouvelables pour la maitrise de la demande et de la consommation de l’énergie.

Les objectifs sont clairement définis, suivant les orientations et directives du président de la République pour atteindre ces buts, informe M. Yassa. « Ces directives du président insistent sur la mise en place des mécanismes et des moyens technologiques efficients pour réussir à atteindre cette politique de transition énergétique au niveau national », poursuit-il.

Cette transition, dit-il, tient compte, selon le programme du gouvernement, du contexte national, visant le renforcement de la sécurité énergétique à court, moyen et long terme et de participer à la prospérité économique que ce soit dans l’industrie, dans l’ensemble des secteurs et notamment dans l’agriculture.

Le Commissaire aux énergies renouvelables souligne que ces ressources ne sont pas là uniquement pour la consommation, mais aussi pour amorcer une dynamique économique afin d’accompagner l’ensemble du programme.

Laquelle dynamique, poursuit-il, suit des objectifs fixés pour 2035, en matière de développement des énergies renouvelables, afin d’atteindre le plafond de capacité de 15.000 Mégawatts (Mgw), dont la première tranche a été lancée pour la réalisation de 3.000 Mgw. En parallèle, souligne-t-il, plusieurs initiatives, au niveau des collectivités locales, et ce, en réponse à l’insistance du président de la République de doter les zones isolées en kits solaires, estimés jusque-là, à 6000 unités distribuées dans ces zones.

Cette feuille de route, rappelle-t-il, a été tracée en 2020 dans le cadre du programme du gouvernement et l’exécution du programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Vers la création de milliers d'emplois

Pour l’invité de la Chaîne 3, le deuxième plan de ce programme est bel et bien entamé comprenant la solarisation des écoles, et ce, pour la réalisation de multiples objectifs comme la réduction de consommation des collectivités locales et sensibiliser, en termes de pédagogie, les générations futures par la solarisation énergétique des écoles, dont le chiffre a atteint 1200 écoles solarisées.

« Le programme du président de la République table aussi sur l’éclairage intelligent », révèle M. Yassa, précisant qu’« en parallèle aux 130.000 panneaux solaires de l’éclairage public déjà fonctionnels avec des lampes LED, on a initié un programme pour doter les fermes agricoles avec le système de pompage solaire pour l’irrigation, ainsi que pour les systèmes de communication qui ont des relais un peu partout. Et d’ajouter que ces initiatives vont être multipliées dans les secteurs comme le tourisme et l’industrie qui sont aussi visés par ce programme présidentiel, à l’image de cette usine qui s’est dotée de 500 Kilowatts générés à partir d’une toiture en panneaux solaires.

De son avis, les 3000 Mégawatts réalisés vont, à elles seules, créer des milliers d’emplois, via des entreprises locales pour le montage des kits solaires à l’horizon 2030-2035. Bien qu’approximatif, l’orateur informe qu’un bilan établi au niveau des collectivités comptabilise quelque 400 emplois dans l’installation de ces systèmes. 

L’expert a aussi mis l’accent sur des solutions alternatives au financement étatique de tous ces grands projets. Il s’agit selon lui, d’autres options pour aller vers des projets de petite taille qui permettent la création des microentreprises et des startups, afin de créer des petits projets de 50 à 500 Kilowatts pour drainer de l’emploi dans le sillage de la généralisation des énergies renouvelables.

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