Conseil des droits de l'Homme : adoption du projet de résolution présenté par l'Algérie sur l'impact des mines antipersonnel

Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies
04/04/2025 - 14:19

Le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies a adopté par consensus, vendredi, le projet de résolution présenté par l'Algérie sur "L'impact des mines antipersonnel sur la jouissance de tous les droits de l'Homme", à l'occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines et de l'assistance à la lutte antimines.

Cette adoption marque une avancée significative dans la reconnaissance des conséquences humanitaires, sociales et économiques des mines antipersonnel et souligne l'engagement renouvelé de la communauté internationale en faveur des victimes et des pays affectés.

Cette résolution, initiée par l'Algérie, dans le cadre de son mandat au sein du Conseil (2022-2025), a été présentée dans le cadre d'un Core group transrégional composé de l'Afrique du Sud, de la Croatie, du Mozambique, du Pérou, du Royaume Uni et de Vanuatu.

Dans son intervention, le Représentant permanent de l'Algérie, l'Ambassadeur Rachid Bladehane, a mis en avant l'approche constructive, inclusive et transparente adoptée tout au long des consultations sur ce projet de résolution. L'Algérie, avec le soutien de son Core group, a œuvré pour rassembler le Conseil autour de cette question cruciale, dans un esprit de coopération et de responsabilité partagée.

Le texte adopté, qui met en lumière l'impact destructeur des mines antipersonnel sur le droit à la vie, la sécurité, la liberté de circulation, l'accès à l'éducation et au développement, appelle à un renforcement des efforts de déminage, une assistance accrue aux victimes, ainsi qu'un engagement renforcé des Etats en faveur de l'interdiction totale des mines antipersonnel.

A travers cette initiative, l'Algérie réaffirme son attachement aux instruments internationaux en la matière, notamment la Convention sur l'Interdiction des Mines Antipersonnel, dite Convention d'Ottawa, et insiste sur la nécessité d'une coopération internationale accrue pour parvenir à un monde sans mines.

La communauté internationale a salué cette initiative, soulignant l'importance de continuer à sensibiliser sur ce fléau qui, encore aujourd'hui, prive des milliers de personnes de leurs droits les plus fondamentaux.

Cette adoption envoie un message fort : le combat contre les mines antipersonnel est un impératif humanitaire et une priorité pour la protection des droits de l'Homme. La résolution invite tous les Etats à renforcer et à améliorer leur engagement à respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international, des droits de l'Homme et du droit international humanitaire.

Elle invite également les Etats parties aux traités internationaux, notamment la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel et la Convention sur certaines armes classiques, à s'acquitter pleinement de leurs obligations.

Elle encourage aussi les Etats à déployer des efforts coordonnés et multisectoriels pour veiller à ce que les besoins des survivants des explosions de mines antipersonnel, en particulier les enfants, leurs familles et leurs communautés, soient effectivement pris en compte et que leurs droits soient promus et protégés.

La résolution invite également les Etats, les organisations internationales, la société civile et les autres parties prenantes à collaborer étroitement au partage des connaissances, des informations, des ressources et des meilleures pratiques en matière de déminage et d'aide aux victimes.

Elle souligne en outre, l'importance de l'éducation et de la sensibilisation aux dangers des mines antipersonnel, en particulier dans les zones affectées, en demandant l'intégration de l'éducation aux risques liés aux mines dans des programmes plus larges d'éducation et de sensibilisation.

La résolution demande également au Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme d'établir un rapport, en consultation avec les Etats, les organisations internationales, la société civile et d'autres parties concernées afin de garantir une analyse globale et inclusive, sur l'impact des mines antipersonnel sur la jouissance de tous les droits de l'Homme.

APS