Des militants et organisations solidaires avec la Palestine ont appelé à un rassemblement, ce mardi à Paris, pour réclamer le retrait d'une proposition de loi qui vise à faire taire les voix critiques de l'entité sioniste et solidaires de la cause palestinienne.
«Alors que la lutte contre l'antisémitisme et toutes les autres formes de racisme est un sujet grave et sérieux qui devrait mobiliser dans l'unité l'ensemble de la population de notre pays, la députée Yadan l'instrumentalise et la détourne pour en faire une arme contre notre liberté d'expression», affirme le Comité national pour une paix juste et durable (CNDJDPI), exigent son «retrait immédiat».
«Cette loi ne doit pas passer», appuie le collectif Urgence Palestine, déjà cible d'une répression injuste et disproportionnée. «Mobilisons-nous au moment même où elle sera examinée à l'Assemblée nationale», soit le 20 janvier à 13h00, ajoute ce collectif, menacé de dissolution. Cette proposition de loi, qui prétend «viser à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme», inquiète autant les militants que les défenseurs des droits de l'homme et de la liberté d'expression, car elle assimile la critique de l'entité sioniste à l'antisémitisme. Elle muselle, dans les faits, toute critique de l'entité sioniste et de sa politique.
Des slogans comme «From the river to the sea, Palestine will be free», «Pour la libération totale de la Palestine», «Désarmons l'entité sioniste» et même «Free Palestine» pourraient, selon le projet de loi, représenter une infraction pénale passible de 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende. Les militants appellent également chaque individu à interpeller les élus et les députés de la commission des lois pour exiger qu'ils s'opposent à cette loi.
APS
Radio Algérienne










