Début à Alger des travaux du Colloque scientifique de haut niveau sur la diplomatie religieuse au Sahel    

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21/01/2026 - 13:59

Les travaux du colloque scientifique de haut niveau intitulé «La diplomatie religieuse au Sahel: enjeux et perspectives», visant à promouvoir les valeurs de la modération et du juste milieu afin de prémunir les sociétés africaines contre l'extrémisme, ont débuté mercredi à Alger.

Organisé par la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams des pays du Sahel (LOPIS), en coopération avec le Haut conseil islamique (HCI), le colloque s'est ouvert en présence du président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, du recteur de Djamaa El-Djazair, Cheikh Mohamed Mamoune El-Kacimi El-Houceini, du conseiller auprès du président de la République, chargé des Affaires religieuses, des Zaouias et des écoles coraniques, Mohamed Hassouni, du Califat général de la confrérie Tidjania, Cheikh Ali Belarabi Tidjani, du président du HCI, Mabrouk Zaid El Kheir, du secrétaire général de la LOPIS, Lakhmissi Bezzaz et du Directeur général de l'Institut national d'études stratégiques globales (INESG), Abdelaziz Medjahed.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le conseiller auprès du président de la République a souligné que «la diplomatie religieuse n'est pas un simple concept théorique, mais une réalité et un enjeu stratégique pour lutter contre l'extrémisme violent au Sahel», affirmant que «l'Algérie, riche de son patrimoine spirituel et soufi qui dépasse les frontières, est capable de conduire une initiative réformatrice humanitaire et de promouvoir le dialogue, la coexistence et la paix durable sur le continent africain».

Il a ajouté que «Sidi Mohamed Ben-Abdelkrim El-Maghili est un réformateur de premier plan en Afrique», ayant incarné, au XVe siècle, «un modèle de bonne gouvernance au Sahel, fondé sur la justice et la concertation, et avait contribué à l'instauration de la stabilité et à la construction des Etats».

Il a indiqué, dans ce contexte, que cette approche peut constituer aujourd'hui un cadre éthique pour faire face au discours de haine et asseoir un système résilient contre le phénomène du terrorisme.

De son côté, le président du HCI a évoqué, dans son allocution, les crises que connait la région notamment le terrorisme idéologique, l'invasion idéologique et les conflits armés, des phénomènes qui constituent «une menace pour la sécurité en Afrique et dans le monde entier», soulignant, dans ce contexte, «l'importance de relancer les relations entre les Etats et d'activer la diplomatie avisée pour instaurer la sécurité et la stabilité».

Pour sa part, le secrétaire général de la LOPIS a affirmé l'importance de cette conférence scientifique qui se tient -avec la participation de 11 pays africains- dans un contexte marqué par les nouveaux développements que connait la région du Sahel, particulièrement l'escalade dangereuse du terrorisme.

«Face à l'impasse que connait la région, a-t-il dit, se révèle l'importance de la diplomatie religieuse où l'expérience algérienne apparait comme l'une des expériences pionnières dans la région et dans le monde, une expérience qui ne s'est pas contentée d'identifier le problème mais l'a abordé sous différents angles, y compris le volet lié au développement».

Au menu des travaux de cette rencontre, une séance scientifique spécialisée ainsi que des interventions d'une pléiade de conférenciers et d'oulémas algériens et étrangers, parmi lesquels le Dr Abderrahmane Senouci et le Pr Mohamed Dhaif (Algérie), Cheikh Moussa Sarr (Mauritanie), le Dr Hamza Ahmada Moussa (Tchad) et Cheikh Alfa Dahia Konta (Mali).

Source
APS
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