Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a passé en revue, lors de sa rencontre périodique avec les représentants des médias nationaux, les réalisations accomplies dans plusieurs domaines, mettant en avant les bonnes relations qu’entretient l’Algérie avec différents pays, en tant que force de stabilité dans la région.
Lors de cette entrevue, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a indiqué que l'Algérie entend, à travers la nouvelle dynamique saluée par les plus grands pays, «demeurer une force de stabilité et de progrès» dans la région.
«Le peuple algérien est libre et souverain et le restera malgré les tentatives de certaines parties à l'étranger visant à porter atteinte à cette souveraineté», a affirmé le président de la République. Et d’ajouter : «nous sommes au service du peuple, agissant parfois avec une approche paternelle pour défendre les intérêts des citoyens et mener l'Algérie vers une étape nouvelle».
Il a souligné que, dans le cadre du processus de consolidation de la démocratie véritable, il s’est avéré nécessaire de procéder à un amendement technique de la Constitution suite à l'apparition de «lacunes» dans l'application de certains articles, annonçant qu'après l'adoption de la loi sur les partis, un dialogue sera engagé avec les différentes formations politiques représentatives pour discuter d’un «projet de société».
A ce titre, le président de la République a réaffirmé que la liberté d'expression est «garantie par la Constitution», tandis que «la liberté d'insulter et de diffamer» est rejetée, prévenant que l'Etat ne tolèrera aucun discours de division entre les membres du peuple algérien au nom de la liberté d'expression.
Dans le même contexte, le président de la République a abordé les mesures de régularisation pour les jeunes Algériens établis à l'étranger en situation précaire ou irrégulière, précisant que tous les Algériens sont concernés par ces mesures, à l'exception de ceux «dont l'implication dans des faits d’intelligence avec des parties étrangères a été avérée, et qui seront traduits devant la justice».
Le président de la République a, en outre, réfuté tout lien entre ces mesures de régularisation et les obligations de quitter le territoire français (OQTF) imposées par les autorités françaises à des citoyens algériens sans leur accorder la plénitude de leurs droits.
Dans le volet social, le président de la République a évoqué la possibilité pour l'Etat de s'orienter vers l’application d’une nouvelle politique de soutien social à la fin de l’année en cours, en s'appuyant sur la numérisation, et ce, à travers une commission nationale composée de partis et de syndicats actifs.
Le président de la République a également réaffirmé l'attachement de l'Etat à la gratuité de l'enseignement et des soins de santé, soulignant l'importance de la sensibilisation à la nécessité de préserver les acquis réalisés par l'Algérie à travers la lutte contre toutes les formes de gaspillage.
Evoquant les réserves soulevées autour du Code de la route et les «tentatives d’incitation à la provocation» auxquelles se sont livrées certaines parties concernant ce dossier, le président de la République a salué le niveau de conscience atteint par le peuple algérien, qui n’a pas cédé à ces tentatives de semer la confusion, ainsi que l'efficacité des institutions de l'Etat dans le traitement de cette question dans un cadre démocratique.
Sur le plan économique, le président de la République a précisé que le produit intérieur brut (PIB) de l'Algérie devrait dépasser les 400 milliards de dollars d'ici la fin de l'année 2027 «au plus tard», ajoutant que l'Algérie «poursuit son projet national visant à devenir un pays émergent».
Concernant la ligne minière Ouest Gara Djebilet-Tindouf-Béchar, le président de la République a précisé que «ce n’est que le début d’un projet national d’envergure visant à exploiter les richesses minières du pays», ajoutant qu'il s’agit des «premiers pas d’un pays émergent».
La concrétisation de ce projet «avec des capacités nationales en un temps record», prouve encore une fois que l’Algérie est un «pays d’exploits», a-t-il estimé, indiquant qu'il devrait permettre la création d'environ 18.000 emplois.
Concernant le projet de la mine de zinc-plomb d’Oued Amizour (wilaya de Béjaïa), le président de la République a indiqué qu'il sera lancé avant la fin du premier trimestre de l’année 2026.
Pour ce qui est de la ligne minière Est reliant la mine de Bled El-Hadba au port d'Annaba, le président de la République a souligné que le phosphate algérien sera chargé sur le quai minéralier du port d'Annaba «entre fin 2026 et la fin du premier semestre de 2027».
Le président de la République a, par ailleurs, précisé que le réseau national de transport ferroviaire est en cours d’extension pour atteindre l’extrême sud du pays, la mise en exploitation de la ligne Alger-Tamanrasset étant prévue en 2028, tandis que le réseau atteindra Adrar «entre fin 2026 et le premier semestre de 2027».
L'Algérie entretient de bonnes relations avec différents pays
Sur le plan international, le président de la République a indiqué que l'Algérie entretient de bonnes relations avec différents pays, fondées sur les intérêts mutuels, à l'instar de l’Italie, de l’Espagne et de l’Allemagne, mais aussi avec de grandes puissances, telles que les Etats-Unis d’Amérique, la Russie et la Chine.
Concernant les relations avec la France, le président de la République s’est contenté d'exprimer tout son respect à Mme Ségolène Royal (présidente de l'Association France-Algérie), qui a récemment effectué une visite en Algérie. «Elle est la bienvenue», a-t-il dit.
Concernant la Mauritanie, le président de la République a mis en avant la dimension fraternelle des relations bilatérales, précisant que l'Algérie «tente d'aider ce pays voisin dans la mesure du possible».
S’agissant des pays du Sahel, le président de la République a évoqué les relations avec le Niger, indiquant «avoir beaucoup de respect pour son actuel président, Abdourahamane Tiani», annonçant lui avoir adressé une invitation officielle à effectuer une visite en Algérie.
Concernant le Mali, le président de la République a rappelé «l’histoire commune», avant de mettre en garde contre ceux qui se rendent dans ce pays «pour l’armement et la spoliation des biens».
Il a également qualifié les relations de l’Algérie avec le Burkina Faso de «bonnes», réaffirmant la disposition de l’Algérie à les «renforcer davantage».
A une question sur la Libye, le président de la République a assuré que «tout ce qui touche ce pays touche aussi l’Algérie», insistant sur la nécessité de «permettre aux Libyens de décider de l’avenir de leur pays et de choisir leurs représentants».
S’agissant des relations avec l’Egypte, pays frère, le président de la République a indiqué qu’elles sont «historiques» et que l’Algérie refuse toute atteinte à ce pays.
Il s’est également félicité des relations de l’Algérie avec le Qatar, le Koweït et le Royaume d’Arabie saoudite, les qualifiant de «plus que fraternelles».
Sur le plan sportif, le président de la République a indiqué suivre avec passion les matchs de l'équipe nationale de football, dont les victoires l'enthousiasment à chaque fois.
APS
Radio Algérienne









