Colloque à Alger à l’occasion du 68e anniversaire des événements de Sakiet Sidi Youssef

Sakiet Sidi Youcef histoire
09/02/2026 - 06:28

Un colloque a été organisé, hier dimanche à Alger, en commémoration du 68e anniversaire des événements de Sakiet Sidi Youssef, à l’initiative de la Télévision algérienne en collaboration avec la Faculté des sciences de l’information et de la communication de l’Université Alger 3.

Ont assisté à ce colloque le ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, le président de la Commission algérienne Histoire et Mémoire, Mohamed Lahcen Zeghidi, le directeur général de l'EPTV, Mohamed Baghali, la Présidente-Directrice Générale (PDG) de l'Etablissement de la Radio tunisienne, Henda Ben Alaya Ghribi, le président-directeur général de la Télévision tunisienne, Choukri Ben Nasir, ainsi que des chercheurs en histoire et des journalistes algériens et tunisiens.

Dans son allocution à cette occasion, le ministre de la Communication a mis en exergue la profondeur et la solidité des relations historiques et fraternelles qui unissent les peuples frères algérien et tunisien, lesquelles «se sont renforcées par de lourds sacrifices et le sang des martyrs, notamment à travers les événements de Sakiet Sidi Youssef du 8 février 1958».

Les deux peuples continuent d’avancer ensemble sur «la base du respect mutuel et de la solidarité dans les différentes questions et défis majeurs».

Pour sa part, M. Zeghidi a affirmé que les événements de Sakiet Sidi Youssef représentent «un modèle immortel» de la fraternité sincère entre les deux peuples frères et constituent «un témoignage vivant» de l’unité du destin et de la continuité de la solidarité algéro-tunisienne.

De son côté, le directeur général de la Télévision algérienne a estimé que les événements de Sakiet Sidi Youssef constituent «un symbole de l’unité et de la résistance commune et une réponse claire à toutes les tentatives visant à semer le doute sur la solidité des relations fraternelles entre les deux pays».

Dans son intervention lors de ce colloque, le professeur universitaire tunisien Habib Hassan Al-Loulab a évoqué le grand retentissement provoqué par les massacres de Sakiet Sidi Youssef, ce qui a donné «un élan diplomatique» à la cause algérienne, notamment au niveau des Nations Unies.

De son côté, le professeur universitaire Ahmed Adimi a souligné que la Tunisie «a occupé une place particulière et centrale dans l’appui à la révolution algérienne, notamment lors de sa première phase, qui a souffert d’un manque sévère d’armes et de moyens».

Il a conclu que la frontière tunisienne avec l’Algérie représentait «le parcours le plus sûr pour approvisionner la révolution en armes, dans le cadre d’une position tunisienne constante qui n’a imposé aucune condition politique».

APS

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APS