Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, vendredi à Addis-Abeba, que le succès du partenariat Italie-Afrique exige de faire du développement économique et social en Afrique et du respect de la souveraineté nationale l'axe de toute coopération entre les deux parties.
Dans une allocution adressée aux participants aux travaux du 2e Sommet Afrique-Italie, tenu à Addis-Abeba, lue par le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, le président de la République a précisé que "le succès du partenariat Italie-Afrique exige de faire du développement économique et social en Afrique l'axe de toute coopération, de même que le respect de la souveraineté nationale et des choix de développement, le renforcement de la coordination avec l'Agenda 2063 de l'Union africaine, la garantie d'un financement suffisant et la mise en œuvre efficace des projets".
Rappelant que l'Afrique place en tête de ses priorités "l'établissement de partenariats équilibrés, basés sur la réciprocité, la confiance et les intérêts communs à long terme et non pas sur des approches conjoncturelles ou unilatérales", le président de la République a indiqué que l'Algérie, convaincue du potentiel du partenariat Italie-Afrique, est disposée à poursuivre sa contribution pour le faire aboutir dans un "esprit responsable et constructif".
Aussi, a-t-il appelé de ses vœux une nouvelle étape (du Plan Mattei) qui soit "plus ambitieuse, plus inclusive et plus efficace", en vue de "construire ensemble un avenir commun prospère au service de l'Afrique et de l'Italie".
Le président de la République a, par ailleurs, souligné que la concomitance de la tenue du Sommet Afrique-Italie et du Sommet de l’Union africaine confère au premier une dimension politique particulière et traduit une prise de conscience croissante de l'importance de la dimension africaine dans l'établissement des partenariats internationaux.
"Elle nous place également devant une responsabilité collective reposant sur la clarté de la vision et l'engagement dans la mise en œuvre", a-t-il ajouté.
Il a en outre indiqué que ce deuxième Sommet est l'occasion d'évaluer ce qui a été accompli depuis le lancement du Plan Mattei et de définir, de manière collective et constructive, les priorités futures. L'Algérie y prend part en tant que "partenaire actif", convaincue que "l'Afrique n'accepte plus d'être un simple spectateur des politiques la concernant, mais entend être un acteur souverain dans leur élaboration et leur mise en œuvre", a-t-il soutenu.
Il a, dans ce contexte, passé en revue les domaines de coopération couverts par l'expérience algéro-italienne, qui remonte à plusieurs décennies, citant le partenariat stratégique entre les deux pays dans le domaine de l'énergie qui représente un "modèle exemplaire", ainsi que d'autres domaines vitaux comme le projet agricole intégré à Timimoun et le Centre de formation, de recherche et d'innovation agricole Enrico-Mattei dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, à dimension africaine.
De tels projets font du Plan Mattei un "cadre opérationnel efficace dès lors qu'il se focalise sur des projets structurants, respecte les priorités de développement dans nos pays et s'inscrit, dans sa conception et sa mise en œuvre, dans une perspective africaine", a assuré le président de la République.
APS
Radio Algérienne









