L’ONU met en garde contre une banalisation dangereuse du recours à la force dans les conflits mondiaux

L’ONU met en garde contre une banalisation dangereuse du recours à la force dans les conflits mondiaux

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28/02/2026 - 10:00

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk a mis en garde vendredi contre la banalisation du recours à la force pour résoudre les différends, qui entraine une augmentation du nombre de conflits dans le monde.

"Le monde marche sur la tête", a déclaré M. Türk devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève.

Présentant une synthèse de la situation des droits humains dans le monde, il a exprimé son inquiétude face à un certain nombre de conflits, notamment au Soudan et en Palestine où l'entité sioniste poursuit ses agressions à Ghaza et en Cisjordanie.

"Le recours à la force, tant par la menace que par l'usage, pour régler les conflits est de plus en plus fréquent et banalisé", a constaté M. Türk.

"Le nombre de conflits armés a presque doublé depuis 2010, pour atteindre une soixantaine (...) Le monde devient véritablement un endroit plus dangereux".

Cette multiplication de conflits créé un véritable "désert des droits humains", a-t-il mis en garde. "Nous ne devons pas revenir à la violence comme base d'organisation".

Selon M. Türk, une compétition effrénée pour le pouvoir se manifeste partout dans le monde au détriment des droits humains.

"Les acteurs se disputent le contrôle des terres, de l'énergie, de l'attention. Mais dans quel but ?", a-t-il interrogé. "Dominer l'économie mondiale ? Accumuler toujours plus de pouvoir ? Envoyer l'IA dans l'espace ? Le pouvoir doit certainement servir d'autres objectifs".

M. Türk a encore fustigé les dirigeants qui "utilisent le pouvoir à leurs propres fins, qui exploitent et asservissent", regrettant "que les dirigeants politiques ne prennent pas de mesures urgentes pour inverser les tendances actuelles".

Au contraire, a-t-il affirmé, certains s'en prennent même "aux institutions censées assurer notre sécurité : les Nations unies, ou la Cour internationale de justice, la Cour pénale internationale, le Conseil de sécurité et ses mécanismes".

"Le monde ne peut pas rester spectateur pendant que l'édifice international du droit humanitaire et des droits de l'homme est démantelé sous nos yeux", a-t-il averti.

APS