Au lendemain de la visite en Algérie du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, ponctuée par la signature de près de 30 accords et mémorandums d'entente, l’analyste en stratégie internationale et professeur en géopolitique, Karim Belgacem, a indiqué que la relation entre les deux pays a franchi un nouveau cap, les deux chefs d’État passent des paroles aux actes.
Dernier intervenant de la semaine de l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, M. Belgacem a estimé que « c’est un grand avancement dans les relations entre l’Algérie et le Tchad, car les deux pays passent des paroles aux actes ».
Pour l’analyste en stratégie internationale, l’Afrique sera le continent du 21e siècle et ce n’est un secret pour personne. Dans cette configuration, l'Algérie, qui se veut la porte de l'Afrique, est présente et accompagne ce mouvement inéluctable « qu'on ne pourra pas stopper ».
« Pour l'Algérie, il était nécessaire non seulement de sécuriser son voisinage, mais d'accompagner le développement économique de ces pays, principalement le Tchad », a-t-il indiqué.
Et d’ajouter qu'au-delà du Tchad, c'est toute la zone du Sud de l’Afrique qui est mise en évidence à travers l’ensemble des accords et mémorandums d'entente signés mercredi, et ce, dans le but de construire un partenariat stratégique intégré et de bâtir un modèle africain réussi de coopération interafricaine.
Outre le volet économique de la coopération entre les deux pays dans tous ces secteurs, M. Belgacem a également mis en exergue l'aspect sécurité. Selon lui, l’Algérie a tout intérêt à accompagner le Tchad dans le domaine sécuritaire aussi, étant donné que le Sahel est une zone de fortes tensions et le terrorisme se nourrit des instabilités politiques et économiques.
« Le Tchad voit l'Algérie comme un partenaire fiable, car non interventionniste. Ainsi, l’Algérie va apporter son expertise énergétique, sa formation et son soutien économique à ce pays, enclavé avec peu d'infrastructures, mais avec un fort potentiel dans les domaines du pétrole, de l’agriculture et de la jeunesse. Il existe donc un besoin important de développement pour éviter le terrorisme, la pauvreté et les flux migratoires », a expliqué l’invité de la Chaîne 3.
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