Après 78 ans de la Nakba, le peuple palestinien demeure, aujourd'hui plus que jamais, attaché à sa terre, en dépit de l'agression sioniste et de la politique de déplacement forcé exercée par l'occupation sioniste sur les Palestiniens.
Cette année, le slogan de la commémoration "Nous ne partirons pas, nos racines sont plus profondes que votre destruction", signifie que la Nakba n'est pas un événement révolu, mais une réalité persistante. Pour les Palestiniens, elle est une blessure béante et une mémoire collective transmise de génération en génération.
La commémoration de cet évènement cette année marque un tournant dans la conscience collective palestinienne. Ce peuple ne "se demande plus s'il sera expulsé", mais "comment rester sur sa terre", rejetant les politiques de l'occupant sioniste et affirmant d'une seule voix : "Non à la répétition de la Nakba", s'accordent à dire des observateurs pour qui les Palestiniens ont choisi de défendre leur terre et de résister à l'occupation sioniste plutôt que de fuir. Ils ont fait le choix de mourir sur leur terre, plutôt que de vivre en exil.
Malgré une solidarité internationale croissante, la communauté internationale demeure impuissante et échoue à offrir une protection réelle aux Palestiniens, qui savent que leur survie dépend de leur propre résistance. Leur combat est désormais centré sur la préservation de leur identité et de leurs droits fondamentaux, indépendamment des réactions internationales.
Dans ce cadre, le président du Département des affaires des réfugiés et président du Comité national supérieur pour la commémoration de la Nakba, Ahmed Abou Houli, a indiqué, à l'APS, que la Nakba porte, cette année, des messages "nationaux renouvelés", ajoutant que "la souffrance du peuple palestinien persiste face à l'intensification des politiques coloniales sionistes". "La Nakba reste une réalité vivante".
Il a précisé qu'elle ne se limite pas à un événement historique, mais se manifeste sous différentes formes. "Le peuple palestinien, malgré les tentatives de destruction et d'expulsion, demeure profondément attaché à sa terre".
Abou Houli a souligné que le slogan de cette année met en avant la résistance des Palestiniens, enracinés sur leur terre. "Leur attachement au droit au retour reste inébranlable. Ce droit est au cœur de la cause palestinienne et constitue la pierre angulaire de la lutte pour la justice et la dignité".
Il a également évoqué le génocide sioniste continu contre Ghaza, qui a causé d'immenses destructions et pertes humaines, ainsi que l'escalade de la violence en Cisjordanie, en particulier dans les camps de réfugiés du nord, où les incursions sionistes se multiplient. Ces camps, témoins vivants de la Nakba, sont l'objet d'agressions systématiques.
Evoqué les attaques contre l'UNRWA, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, il a souligné que malgré les tentatives sionistes de détruire cette institution, elle reste "un témoin essentiel de la cause palestinienne".
Il a affirmé que "cibler l'UNRWA, c'est attaquer directement les droits des réfugiés palestiniens, en particulier leur droit au retour", ajoutant que ces attaques font partie d'une tentative de "liquider" la question de ces réfugiés. Abou Houli a conclu en soulignant que l'agression continue contre Ghaza, la Cisjordanie et l'UNRWA représente une "extension" de la Nakba sous de nouvelles formes, affirmant que le peuple palestinien reste déterminé à préserver son identité et ses droits sur sa terre, face aux politiques sionistes d'occupation et d'expulsion.
APS
Radio Algérienne









