Benbraham: l'exécution d'Ahmed Zabana, un crime contre l'humanité et la loi

Benbraham: l'exécution d'Ahmed Zabana, un crime contre l'humanité et la loi

Le martyr Ahmed Zabana
16/06/2026 - 18:01

L'avocate Fatima Zohra Benbraham a souligné, mardi, lors d'une conférence organisée à l'occasion du 70e anniversaire de la mort en martyr du héros Ahmed Zabana, que l'exécution de ce dernier par guillotine le 19 juin 1956 constituait un crime contre l'humanité et la loi, perpétré à l'encontre de l'un des symboles de la résistance et de la loyauté à la patrie.

Lors de cette conférence, organisée par l'Association "Machaâl Echahid", dans le cadre du forum de la mémoire du quotidien "El Moudjahid" à l'occasion de la Journée nationale des condamnés à mort, et placée sous le slogan "L'exécution: entre guillotine et balles", l'avocate Fatima Zohra Benbraham est revenue sur les circonstances de l'exécution du martyr Ahmed Zabana, en qualifiant cet acte de "crime contre l'humanité et la loi", rappelant, à l'occasion, l'exécution du martyr Abdelkader Ferradj, le même jour que Ahmed Zabana.

Mme Benbraham a évoqué le refus du chahid Ahmed Zabana de demander la grâce au président français. "Je suis un révolutionnaire et je ne demanderai jamais la grâce jusqu'à mon dernier souffle, car je suis dans la bonne voie", avait-il confiait à son avocat.

Abordant le rôle des avocats durant la Guerre de libération nationale, l'intervenante s'est arrêtée sur les pressions exercées par les autorités coloniales françaises contre de nombreux défenseurs des militants algériens, relevant que certains d'entre eux ont été emprisonnés ou sanctionnés après que l'occupant français les eut considérés comme des "moudjahidine en robe noire".

Par ailleurs, Mme Benbraham a mis en avant les différentes significations que revêt la date du 19 juin dans la Mémoire nationale, une date liée à l'entrée des forces coloniales françaises en Algérie en 1830, s'y ajoutant l'exécution des deux chahid Zabana et Ferradj à la même date en 1956.

Elle a qualifié cela comme un "message politique adressé au peuple algérien, signifiant l'insistance des autorités coloniales à vouloir anéantir sa révolution, en s'appuyant sur un arsenal de lois injustes et de mesures exceptionnelles pour combattre la glorieuse Révolution, dont l'extension de l'application des condamnations à mort".

De son côté, le moudjahid Mohamed Tahar Abdesselem a évoqué ses souvenirs avec le chahid Ahmed Zabana en prison, rappelant que ce chahid symbole affichait un moral d'acier malgré le prononcé de sa condamnation à mort, souriant aux prisonniers et répétant constamment l'expression "Vive l'Algérie".

A son tour, le moudjahid et ancien condamné à mort, Abdeddaïm Abdeddaïm, a appelé les jeunes à s'inspirer des hauts faits des moudjahidine et des chouhada afin de "préserver le legs et les acquis de l'indépendance et renforcer l'unité nationale".

Source
APS
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