L'Algérie demeure un partenaire actif dans les initiatives africaines pour le développement des systèmes d'intégrité et de gouvernance

L'Algérie demeure un partenaire actif dans les initiatives africaines pour le développement des systèmes d'intégrité et de gouvernance

سليمة مسراتي
11/07/2026 - 18:57

La présidente de la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), Mme Salima Mousserati, a souligné, samedi à Alger, que l'Algérie demeurait un partenaire actif dans les initiatives africaines visant à développer les systèmes d'intégrité et de gouvernance.

Lors d'une journée d'étude consacrée à l'indice de Performance d'intégrité "Nazaha" (IPI), organisée sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption, Mme Mousserati a indiqué que "l'Algérie, partant de sa profonde conviction que la lutte contre la corruption est une responsabilité collective dépassant les frontières nationales, n'a eu de cesse d'être un partenaire actif des différentes initiatives africaines visant à développer les systèmes d'intégrité et de gouvernance, tout en contribuant par son expertises et son expérience au soutien de l'action africaine commune, convaincue que l'avenir du continent se construit à travers la coopération et le partage des meilleures pratiques".

Dans ce sens, l'Algérie a poursuivi "sa présence active" dans les différents espaces africains spécialisés, tout en œuvrant à " renforcer les relations de coopération avec ses homologues africains, à travers l'échange d'expertises, le développement des capacités et la participation à l'élaboration d'initiatives communes, de manière à consolider le rapprochement institutionnel et à contribuer à l'édification d'une vision africaine unifiée pour lutter contre les risques de la corruption", a-t-elle ajouté.

Elle a également rappelé l'élection de l'Algérie en tant que deuxième vice-président de l'Association des autorités anti-corruption d'Afrique (AAACA), pour un mandat de quatre ans, ce qui constitue une "reconnaissance continentale de la place qu'occupe désormais l'Algérie dans le renforcement de l'intégrité et la prévention de la corruption, ainsi que de sa capacité à contribuer au développement de l'action africaine commune et à poursuivre les efforts en faveur de l'édification d'un espace continental fondé sur la transparence, l'Etat de droit et la bonne gouvernance".

Soulignant que l'organisation de cette rencontre sous le haut patronage du président de la République revêt une "signification particulière", en ce qu'elle reflète l'importance majeure accordée par l'Etat algérien au renforcement des normes de transparence, d'intégrité et à la consécration de la bonne gouvernance, en tant que "choix stratégiques dans le processus d'édification de l'Algérie victorieuse", Mme Mousserati a indiqué que l'Algérie célèbre cet événement continental en s'appuyant sur un processus de réformes institutionnelles fondé sur la conviction que le développement durable est indissociable de la bonne gouvernance et que la protection des deniers publics commence par l'édification d'institutions solides, capables de privilégier la prévention à la répression, l'évaluation à la correction et d'ancrer la culture de l'intégrité en tant que responsabilité collective.

L'Algérie a fait de cette orientation une "feuille de route conforme à la vision portée par le président de la République, qui a inauguré une nouvelle étape de réformes profondes reposant sur la modernisation des institutions de l'Etat, le renforcement de la transparence, la consécration de la reddition des comptes, la valorisation de la numérisation, l'amélioration du service public et la mise en place d'un environnement plus attractif pour l'investissement, de manière à consolider la confiance et à renforcer l'Etat de droit", a ajouté la présidente de la Haute Autorité.

La même responsable a, également, rappelé que son instance avait initié le développement de l'indice de Performance d'intégrité, qui a vu l'adhésion de "13 secteurs ministériels et sept (7) institutions et administrations publiques". Cet indice est devenu "une feuille de route et un outil pour créer une dynamique de compétitivité, lui permettant de développer les mécanismes de contrôle interne, d'élaborer des cartographies des risques de corruption, d'activer les canaux de signalement, d'améliorer les services publics et de renforcer la numérisation", ce qui reflète "une évolution notable de la culture de gouvernance au sein de l'administration algérienne", a-t-elle dit.

Elle a, en outre, précisé que cette journée d'étude consacrée au secteur économique, public et privé, découle d'une conviction profonde selon laquelle "la consécration de l'intégrité dans le domaine économique est devenue aujourd'hui l'un des piliers les plus importants du développement durable et l'une des conditions fondamentales pour améliorer le climat des affaires et de l'investissement, renforcer la compétitivité des entreprises et ancrer la confiance entre les acteurs économiques, de manière à accompagner les grandes mutations économiques que connaît notre pays".

De son côté, le rapporteur du Conseil consultatif de l'Union africaine (UA) pour la lutte contre la corruption (CCUAC), Ntibasume Principe, a salué les efforts que l'Algérie ne cesse de déployer pour renforcer la lutte contre la corruption sur le continent africain, en s'appuyant sur l'expérience qu'elle a acquise en la matière.

APS
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