Le nombre de cas du virus Ebola en RDC dépasse les 2.000, l'OMS annonce le premier essai d'un antiviral

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15/07/2026 - 10:59

Le nombre de cas confirmés d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé la barre des 2.000 pour atteindre 2.011, dont 754 décès, selon un rapport de situation publié mardi par les autorités sanitaires du pays.  

L'épidémie touche cinq provinces, à savoir l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. L'Ituri demeure l'épicentre de l'épidémie.  

Au total, 366 patients ont été déclarés guéris, tandis que 753 personnes restent en isolement.  

Le rapport indique que la transmission reste intense en Ituri, confirmant la province comme principal foyer de l'épidémie. L'apparition de nouveaux cas dans le Haut-Uélé témoigne d'une nouvelle extension géographique, nécessitant un renforcement immédiat de la surveillance, des capacités diagnostiques et de la préparation opérationnelle.  

L'épidémie reste dans "une phase de transmission soutenue", marquée par une augmentation rapide du nombre de cas depuis le début de la flambée, précise le rapport.  

L'épidémie, causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, a été déclarée le 15 mai.

L'OMS annonce le premier essai d'un antiviral contre Ebola

Le premier essai clinique visant à évaluer l'efficacité d'un antiviral chez des patients exposées à la souche mortelle d'Ebola qui touche la République démocratique du Congo a commencé mardi, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'essai, appelé EBO-PEP, vise à évaluer l'efficacité d'une prophylaxie post-exposition (PEP) avec l'antiviral obeldesivir sur des patients ayant été en contact avec des cas confirmés de Bundibugyo, le variant du virus qui se propage en RDC.

Le médicament expérimental, administré par voie orale et développé par un laboratoire pharmaceutique américain, a montré son efficacité dans des modèles précliniques contre des virus appartenant à la grande famille des filovirus, responsables de fièvres hémorragiques.

Les essais cliniques sont effectués quand un médicament prometteur est testé sur l'être humain.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a confirmé le lancement de l'essai dans une publication sur les réseaux sociaux. "Chaque découverte commence par l'espoir", a-t-il écrit.

"Si ce traitement s'avère efficace chez les personnes à haut risque après exposition, cela pourrait représenter un progrès majeur" dans la prévention du développement de la maladie chez les cas contacts, a-t-il ajouté.

Il n'existe actuellement aucun vaccin ni traitement reconnu pour le variant Bundibugyo.

Selon les derniers chiffres officiels publiées par les autorités sanitaires de RDC, cette espèce rare du virus Ebola a infecté plus de 1.960 personnes et en a tué plus de 700.

L'épidémie a été déclarée le 15 mai après plusieurs décès en Ituri.

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Des cas d'Ebola, qui se transmet par contact rapproché et par les fluides corporels, ont été détectés dans cinq provinces de la RDC ainsi que dans l'Ouganda voisin. Mais plus de 90% des cas continuent d'être détectés en Ituri.

Les premiers patients pour l'essai de l'Obeldesivir sont recrutés dans les centres PEP installés à proximité des centres de traitement Ebola gérés par l'ONG Alliance pour l'action médicale internationale (Alima) à Bunia et Rwampara, en Ituri.

L'objectif est de recruter près de 1.000 participants âgés de 12 ans et plus, qui ont été en contact direct avec un cas confirmé au cours des cinq jours précédents, mais qui ne présentent aucun symptôme.

Chaque participant sera suivi quotidiennement pendant 21 jours, avec une visite finale à 42 jours.

Plus tôt mardi, l'OMS a indiqué que l'épidémie de Bundibugyo en RDC pourrait être au moins deux à quatre fois plus importante que ne le laissent penser les chiffres officiels.  

De retour de Bunia, le directeur des opérations d'urgence de l'OMS, Chikwe Ihekweazu, a déclaré aux journalistes à Genève que l'épidémie "continue de dépasser les efforts de riposte".

Il a indiqué que 80% des nouveaux cas ne figuraient pas sur les listes de contacts connus et provenaient de "chaînes de transmission inconnues", et il s'est alarmé du fait que de nombreux cas nouvellement signalés concernaient des personnes décédées avant d'avoir pu se rendre dans un établissement de santé.

Le test de ces deux traitements potentiels pour les patients touchés par le Bundibugyo a débuté en Ituri le 2 juillet.

Il évalue l'efficacité de l'anticorps monoclonal MBP134 et de l'antiviral remdesivir, seuls et en association.

L'essai durera des mois, pourrait même se prolonger l'année prochaine et nécessiter plus de 1.000 patients pour fournir des réponses définitives.

APS

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