Le Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité à l’Union africaine (UA), Bankole Adeoye, a assuré dimanche à Alger que les Africains devaient unir leurs rangs dans leur démarche visant à criminaliser le colonialisme.
«Il faut renforcer l’unité des pays africains et impliquer la diaspora africaine» pour criminaliser le colonialisme, a-t-il dit lors de son intervention à l'ouverture de la Conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique organisée Centre international des conférences (CIC) «Abdellatif Rahal» à Alger.
L’intervenant a défendu, plus généralement, «une position africaine commune» pour protéger les richesses, mais aussi le patrimoine culturel des pays du continent.
«Il est important de promouvoir les transformations en cours dans le continent pour une Afrique plus forte», a-t-il soutenu.
Bankole a également encouragé l’implication des peuples de la région des Caraïbes dans la quête de la justice promue par l’UA, ces peuples ayant subi dans leur grande majorité l’esclavage et la colonisation.
Il a tenu à remercier, à cette occasion, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour avoir proposé la tenue de cette conférence historique qui représente, a-t-il dit, une opportunité pour l’UA afin de réaffirmer sa position en faveur de la justice et pour la criminalisation du colonialisme.
Il a insisté sur le fait que l’UA continuera à défendre l’intégrité territoriale des Etats et à militer pour restaurer la vérité historique sur le fait que le colonialisme représente un crime contre l’humanité.
La priorité, note le conférencier, est de faire en sorte que les crimes coloniaux, la déportation subie par les populations africaines et l’esclavage soient reconnus comme des crimes contre l’humanité et que justice soit faite au profit des victimes et de leurs descendants.
De son côté, Eric Phillips qui représente la région des Caraïbes, a tenu à rappeler que les Caraïbes figurent parmi les régions ayant le plus subi le phénomène du colonialisme et les crimes coloniaux, à la fois de la part de la France, des Etats-Unis et de la Grande Bretagne.
Il a assuré que les colonisateurs devaient reconnaître leurs crimes, estimant que les pays de la région devraient bénéficier d’un transfert de technologie et d’un effacement de dettes en guise de compensation.
Le conférencier n’a pas hésité à comparer l’esclavage subi par les peuples africains à la «bombe nucléaire», affirmant que ce crime représentait même «la première bombe nucléaire de l’histoire».
Il a exprimé sa satisfaction quant à la tenue à Alger de la Conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique, considérant qu’il s’agissait d’une opportunité pour unir les voix des pays ayant subi le colonialisme pour s’exprimer d’une même voix.
APS
Radio Algérienne











