CPJ : 129 journalistes tués dans le monde en 2025, les deux tiers par l'entité sioniste à Ghaza

cpj
25/02/2026 - 11:11

Cent-vingt-neuf journalistes et employés de presse ont été tués au cours de l'année 2025 dans le monde, a indiqué le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui impute la responsabilité à l'entité sioniste dans les deux tiers des cas.

«L'armée (sioniste) a désormais commis davantage d'assassinats ciblés de membres de la presse que n'importe quelle autre armée gouvernementale à ce jour, l'écrasante majorité des personnes tuées étant des journalistes et travailleurs des médias palestiniens à Ghaza», relève l'ONG américaine, citée mercredi par des médias.

Après 124 morts en 2024, l'année 2025 marque, avec 129 décès, le deuxième record annuel consécutif depuis 30 ans que le CPJ tient ce décompte.

Outre l'agression sioniste sur Ghaza (86 journalistes tués), l'autre conflit le plus meurtrier pour la presse en 2025 a été le Soudan avec neuf morts, note le CPJ.

«L'un des constats marquants de ces dernières années est la hausse du recours aux drones», avec 39 cas documentés, contre seulement deux en 2023, selon Carlos Martinez, chef de projet au sein de l'organisation «Serna».

Outre les conflits armés, la criminalité organisée a également été particulièrement meurtrière pour les membres de la presse. Au Mexique, six journalistes ont été tués en 2025. Plusieurs cas ont été recensés en Inde et au Pérou.

«Des journalistes sont tués en nombre record à un moment où l'accès à l'information est plus important que jamais», déplore Jodie Ginsberg, directrice générale du CPJ.

«Les attaques contre les médias sont un indicateur majeur d'atteintes à d'autres libertés, et il faut faire bien davantage pour empêcher ces assassinats et punir leurs auteurs. Nous sommes tous en danger lorsque des journalistes sont tués pour avoir couvert l'actualité», ajoute-t-elle.

Créé en 1981 à New York pour défendre la liberté de la presse et les journalistes dans le monde, le CPJ, financé par des fonds privés et des fondations, est dirigé par un conseil composé de membres de la presse et des personnalités de la société civile.

Source
APS
Téléchargez notre Application mobile
Téléchargez notre Application mobile