Les Algériens célèbrent l'Aïd El-Fitr dans la joie et la compassion

aid algérie
20/03/2026 - 12:01

Les Algériens ont célébré, vendredi, à l'instar de tous les musulmans, la fête de l'Aïd El Fitr, dans une ambiance de piété, de joie et de compassion, après un mois de jeûne.

Aux premières lueurs de cette journée bénie, les fidèles commençaient à affluer vers les mosquées à travers le pays, pour accomplir la prière de l'Aïd, au moment où des voix s'élevaient dans les cieux en glorification et en louanges, priant Allah d'accepter leurs prières, leur jeûne et leurs bonnes actions.

Dans un moment d'humilité et de gratitude, ils remercient Dieu pour la grâce accordée leur permettant d'accomplir cette obligation religieuse, dans la paix et la sérénité.

Comme chaque année, les imams ont consacré une large partie de leurs prêches, aux valeurs intrinsèques du Ramadhan et de la fête de l'Aïd, faites de solidarité, de tolérance et de fraternité, mettant l'accent sur l'importance de les renforcer au sein de la société, conformément aux nobles enseignements de l’Islam qui encourage à la compassion et à l’entraide.

Les fidèles ont prié Allah de faire régner la paix dans le monde musulman et d'accorder la victoire au peuple palestinien face à l'occupant sioniste.

 

A la sortie des mosquées, les fidèles ont échangé les vœux et les souhaits, avant de rejoindre leurs foyers pour partager en cette journée exceptionnelle la joie autour d'un café ou thé accompagné de succulents gâteaux algériens préparés pour la circonstance, comme c'est de coutume depuis des lustres.

En effet, la fête de l'Aïd ne saurait être complète sans les savoureux "tchareks", "makrout elouz", "dziriyettes", "halwat tabaa", "Baklawa" et autres gâteaux que les femmes rivalisent à confectionner pour orner les tables et les "s'ni" (grande table ronde en cuivre posée sur un support) déployés pour la circonstance, que ce soit à Alger, Constantine, Oran, Tlemcen, Ouargla, Bejaïa ou ailleurs, une tradition vénérable transmise de génération en génération.

Cette fête est aussi synonyme de conciliation, d'apaisement et de rapprochement à travers les visites familiales, l'autre tradition amplement ancrée au sein de la société, pour consolider des liens, renouer d'autres ou même établir de nouveaux. Et pour ceux qui n'ont pu se déplacer, les moyens technologiques viennent à la rescousse (SMS, appels téléphoniques voix ou visio) pour consolider ces liens.  

Les membres de la société civile et des bienfaiteurs choisissent, pour leur part, dans le prolongement de leurs actions pendant le mois sacré, de se rendre aux hôpitaux, munis de cadeaux symboliques et de friandises, pour atténuer, un tant soit peu, la solitude des malades qui n’ont pas pu rejoindre leurs familles.

La fête de l'Aïd est également l'occasion d'avoir une pensée pour ceux qui ne sont plus de ce monde. Dans une atmosphère de spiritualité et de recueillement, nombre de familles se rendent aux cimetières pour se recueillir sur les tombes de leurs proches disparus, récitant des versets du Saint Coran en leur mémoire, implorant Dieu de leur accorder sa Miséricorde et accomplir des actes de charité, distribuant des gâteaux, des dattes et de la galette dont les effluves chaudes rappellent profondément le sens du partage.

Et afin de permettre aux citoyens de célébrer l’Aïd dans les meilleures conditions possibles, plusieurs dispositions ont été prises. Il s’agit notamment de l’adaptation des services de transport public, de la mobilisation des bureaux de Poste, ainsi que de l’ouverture des commerces pour répondre aux besoins des familles durant ces jours de fête.

La Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale ont déployé des dispositifs spécifiques, visant à assurer la fluidité du trafic routier et à garantir la sécurité des citoyens, notamment dans les lieux connaissant une forte affluence.

 

Source
APS