Global Africa Tech 2026 : asseoir une souveraineté numérique africaine pour s'imposer comme un acteur clé du numérique mondial

Global Africa Tech 2026
29/03/2026 - 06:51

Les participants au Global Africa Tech 2026, dont les travaux ont débuté samedi à Alger, ont appelé à asseoir une souveraineté numérique africaine qui permette au continent de s'imposer comme un partenaire et un acteur clé du numérique mondial.

A l'ouverture de cet événement d'envergure, qui se poursuivra jusqu'à lundi prochain, les intervenants ont souligné la nécessité pour l'Afrique de rompre avec la logique de consommation de technologie pour «s'imposer comme un partenaire et un acteur clé du numérique mondial».

Dans cette optique, la vice-présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Mme Selma Malika Haddadi, a exprimé la reconnaissance de l'organisation continentale envers le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour l'organisation de haut niveau de cet important événement, soulignant que les aspects liés au domaine des télécommunications «ne sont plus de simples questions techniques, mais des enjeux stratégiques qui concernent l'avenir de l'Afrique».

Elle a, dans ce cadre, passé en revue l'expérience de l'Algérie en la matière, mettant en avant son rôle dans le projet de dorsale transsaharienne à fibre optique et dans le lancement de satellites, rappelant que la souveraineté numérique constitue une «condition sine qua non pour la réalisation de l'Agenda 2063 de l'UA».

Elle a, par ailleurs, alerté sur la persistance de la fracture numérique, relevant que «des millions d'Africains vivent dans les zones couvertes par les réseaux sans pouvoir y accéder, faute de moyens ou d'aptitudes». De son côté, l'Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les technologies numériques et émergentes, M. Amandeep Singh Gill, a averti que l'Afrique pourrait devenir le plus grand consommateur de systèmes d'intelligence artificielle conçus ailleurs et, donc, reposant sur des données qui «ne reflètent ni ses langues, ni ses cultures, ni ses priorités», soulignant que «la participation du continent à l'économie mondiale fondée sur l'intelligence artificielle et sa capacité à créer des solutions dans les domaines de l'agriculture, de la santé et de l'adaptation au climat sont tributaires des décisions qui seront prises dans les deux à cinq années à venir».

Dans ce contexte, M. Gill a salué la stratégie «Algérie numérique 2030», ainsi que la création du Conseil scientifique de l'intelligence artificielle, estimant que de telles décisions sont de nature à permettre à l'Afrique de «prendre son destin en main».

Pour sa part, le ministre kényan de l'Information, des télécommunications et de l'Economie numérique, M. William Kabogo Gitau, a mis en avant l'importance de «passer des efforts nationaux isolés à des écosystèmes continentaux interconnectés».

Pour atteindre cet objectif, il importe de «changer la perception traditionnelle de l'Afrique en tant que simple consommatrice, en œuvrant à la mise en place de partenariats solides et équitables, lui permettant de prendre part aux grandes décisions», a-t-il soutenu.

Organisé sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le Global Africa Tech 2026 constitue une plateforme de haut niveau réunissant les principaux acteurs et décideurs en Afrique et dans le monde pour débattre et réfléchir collectivement à l'avenir du secteur des télécommunications et des technologies, notamment pour le développement des infrastructures terrestres, le renforcement des réseaux de fibre optique, le lancement d'initiatives avancées dans les domaines des communications spatiales, la sécurisation des câbles sous-marins et l'interconnexion des ports intelligents, de manière à renforcer l'interconnectivité continentale et à soutenir la souveraineté numérique africaine.

APS

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APS
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