La pièce de théâtre "Fissam" (Schizophrénie), un psychodrame qui explore des univers psychologiques complexes et révèle la fragilité de l'être humain face à ses conflits intérieurs, a été présentée en générale dimanche soir au Théâtre national algérien Mahiéddine-Bachtarzi (TNA).
Produite par le Théâtre régional d'Oum El Bouaghi, "Fissam"- tirée de l'œuvre éponyme de l'auteur égyptien Houssam Kendil et mise en scène par Djallal Draoui-, aborde les problématiques de l'humanité contemporaine, où réalité et illusion se mêlent dans une dualité dramatique qui révèle la fragilité de l'humanité face à ses conflits intérieurs.
Servi par une quinzaine de comédiens, investis dans un antagonisme apparent entre les personnages, le spectacle s'articule autour d'un personnage principal, en proie à des graves troubles de dédoublement de personnalité.
Dans un langage théâtral narratif, aux contours abstraits, les comédiens ont évolué dans un espace dynamique qui reflète le trouble intérieur du personnage, suggéré par un jeu hautement "maitrisé" du corps, de la voix et de l'image.
Privilégiant l'expression visuelle à travers des lumières verticales qui structurent l'espace scénique, le décor minimaliste et le jeu d'éclairage avec des contrastes lumineux marquants ont contribué à recréer les atmosphères de la trame, empreinte d'angoisse, d'incertitude et d'anxiété, conséquence de conflits intérieurs.
Le metteur en scène a expliqué que le spectacle "Fissam" est une "interrogation existentielle sur l'identité, la vérité et la capacité à maintenir une cohérence dans un monde en perpétuelle mutation".
APS
Radio Algérienne









