Les travaux de la 3e Conférence internationale sur le rôle du contrôle de constitutionnalité dans la protection des droits et des libertés en Algérie et dans les systèmes comparés ont pris fin, mercredi à Alger, avec la mise en avant de l'importance de cette rencontre dans l'échange et le partage d'expertises entre les différentes juridictions constitutionnelles.
Le Communiqué final a souligné "l'importance de cet événement international ayant mis en lumière les étapes parcourues par l'Algérie en matière de justice constitutionnelle, ainsi que le rôle du contrôle de constitutionnalité dans la protection des droits et libertés à la lumière de l'expérience algérienne et des expériences comparées".
Le document a salué la teneur du message adressé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, aux participants à cette rencontre, dans lequel il a affirmé que l'organisation de cette conférence participe de son engagement pris devant le peuple algérien à "bâtir un Etat de droit fondé sur la primauté absolue de la Constitution".
Dans une déclaration à la presse, en marge de la séance de clôture, la juge à la Cour constitutionnelle du Royaume de Belgique, Mme Yasmine Kherbache, a mis l'accent sur l'importance de l'échange d'expertises entre les juridictions constitutionnelles, estimant que "ce type de rencontres a vocation à contribuer à développer le droit et à renforcer les meilleures pratiques, tout en permettant de découvrir différentes expériences et de s'en inspirer".
Elle a, par là même, "salué le succès du colloque, tant par la qualité des débats que par l'interaction des participants".
De son côté, le président de la Cour suprême de Namibie, M. Peter Shivute, a qualifié les travaux de "riches et très bénéfiques", soulignant qu'ils ont permis un échange d'expertises entre les participants, tout en mettant en avant l'importance de cette interaction dans le renforcement du fonctionnement des institutions constitutionnelles.
Il a également mis en exergue "la spécificité de cette rencontre ayant associé des juges de la Cour constitutionnelle et de la Cour suprême en tant qu'intervenants aux côtés d'universitaires et d'étudiants", considérant que cette ouverture sur différents acteurs est de nature à enrichir le débat sur les questions liées aux affaires publiques.
Pour sa part, le président du Conseil constitutionnel mauritanien, M. Diallo Mamadou Bathia, a salué le "niveau élevé" des débats, tout en adressant ses remerciements à l'Algérie pour l'organisation de cet important événement.
Pour rappel, cette Conférence internationale a été organisée par la Cour constitutionnelle, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), sous le haut patronage du président de la République.
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