Les Nations unies ont exprimé leur inquiétude face à une nouvelle vague d’attaques meurtrières visant des civils dans l’est de République démocratique du Congo, ayant fait des dizaines de morts.
Le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, a indiqué vendredi soir, citant le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), qu’au moins 34 civils ont été tués au cours des trois derniers jours dans une série d’attaques ayant ciblé les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Il a précisé que les attaques survenues dans les territoires d’Irumu et de Mambasa, en Ituri, entre mardi et jeudi, ont coûté la vie à au moins 15 civils et contraint de nombreux habitants à fuir vers des villages voisins du Nord-Kivu.
Dans la localité d’Oicha, au Nord-Kivu, une attaque menée par un groupe armé près de la frontière avec l’Ituri a également fait au moins 19 morts parmi les civils mardi et mercredi.
Le responsable onusien a ajouté que plusieurs civils ont été attaqués alors qu’ils travaillaient dans leurs champs, tandis que d’autres sont toujours portés disparus, selon des informations fournies par des partenaires locaux.
Par ailleurs, au moins 130 civils ont été tués dans le territoire de Mambasa, en Ituri, depuis la mi-mars, tandis que plus de 500 personnes ont été enlevées.
Sur le plan humanitaire, les violences ont entraîné le déplacement de plus de 68.000 personnes à l’intérieur de Mambasa et vers la province voisine de la Tshopo, ainsi que plus de 310.000 déplacés dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu.
Le responsable onusien a souligné que les partenaires humanitaires poursuivent l’évaluation des besoins urgents des déplacés, réitérant l’appel des Nations unies à toutes les parties au conflit pour qu’elles cessent immédiatement les attaques contre les civils et respectent le droit international humanitaire.
APS
Radio Algérienne









