Les dirigeants d'une trentaine de médias internationaux de premier plan ont réclamé dans une lettre ouverte commune un libre accès à la bande de Ghaza, verrouillée aux journalistes étrangers depuis le début de l'agression sioniste génocidaire contre l'enclave palestinienne il y a plus de deux ans.
"Depuis plus de 930 jours, (l'entité sioniste) interdit aux reporters d'entrer indépendamment dans le territoire", est-il écrit dans cette lettre, demandant une levée "immédiate" des restrictions.
Les journalistes étrangers et leurs représentants la réclament régulièrement depuis le début de la guerre dévastatrice à Ghaza, le 7 octobre 2023.
L'association de la presse étrangère à Al-Qods (FPA) a ainsi porté l'affaire devant la justice, sans succès pour l'instant.
Seules quelques dizaines de journalistes ont été autorisés à se rendre ponctuellement dans le territoire, sous escorte des forces armées sionistes, et avec des restrictions ne permettant pas un travail journalistique indépendant.
A cause de l'interdiction en vigueur, la couverture de l'agression sioniste et de ses conséquences "repose presque entièrement sur nos collègues palestiniens" qui "ont travaillé dans des conditions extrêmes - faim, déplacements, perte d'êtres chers, restrictions continues et attaques meurtrières. Ils ne devraient pas porter ce fardeau seuls, et devraient être protégés", écrivent également les signataires.
Selon le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, 289 journalistes palestiniens sont tombés en martyrs entre octobre 2023 et la mi-décembre 2025.
APS
Radio Algérienne









