La ministre, Haut-commissaire à la numérisation, Mme Meriem Benmouloud, a mis en avant, hier lundi à Alger, le succès des essais de terrain de la plateforme nationale des services numériques, annonçant par la même occasion l'achèvement imminent de la phase d'exploitation de cette plateforme nationale, appelée à constituer un «guichet unique» des services publics destinés aux citoyens et aux entreprises.
Dans une déclaration à la presse en marge d'une journée d'information consacrée au renforcement de l'efficacité du guichet unique, organisée par l'Agence algérienne de promotion de l'investissement (AAPI), Mme Benmouloud a précisé que le projet de plateforme, baptisée «Dzair Digital Services», a franchi toutes les étapes de conception, de développement et de vérification, ainsi que les tests de cybersécurité menés en coordination avec les services spécialisés relevant du ministère de la Défense nationale, notamment l'Agence de sécurité des systèmes d'information (ASSI), avec la participation d'experts en sécurité cybernétique.
Concernant les essais de terrain, la ministre a indiqué que les deux phases pilotes, organisées entre mars et avril, ont concerné sept (7) secteurs ministériels, précisant que les services ont été testés directement avec les citoyens au sein de sites pilotes, avec la participation de plus de 1.700 citoyens à ces essais.
Les citoyens ayant testé la plateforme ont largement salué l'expérience, dans la mesure où elle leur a permis d'obtenir des documents et d'accéder à des services via le téléphone portable ou l'ordinateur, sans avoir à se déplacer vers les administrations, a-t-elle ajouté.
Mme Benmouloud a rappelé que la plateforme numérique nationale a été conçue et développée par le Haut-commissariat à la numérisation dans le but d'offrir une «destination numérique unifiée» permettant l'accès aux différents services publics à travers une plateforme unique, pour remplacer les multiples plateformes sectorielles.
Elle a également souligné que l'Algérie compte déjà plusieurs plateformes numériques performantes destinées aux citoyens et aux entreprises, ce qui a motivé le lancement du projet de la plateforme nationale afin de regrouper les différents services numériques gouvernementaux dans un espace unifié couvrant notamment les services de l'état civil, de la justice, de la santé, de la conservation foncière et de la solidarité nationale, entre autres.
La ministre a fait savoir que la plateforme propose, dans un premier temps, 52 services numériques, précisant que de nouveaux services seront ajoutés progressivement, à l'instar de la fiche familiale et du certificat de résidence.
Dans ce cadre, elle a souligné que le projet repose sur une infrastructure technologique moderne développée dans le cadre de la stratégie nationale de numérisation, notamment à travers la création des centres nationaux de données, et du réseau «IRIES» dédié à l'échange de données dans un environnement sécurisé, outre la mise en place du dispositif national de gouvernance des données qui offre, pour la première fois, un cadre juridique pour le traitement des données considérées comme «un actif stratégique de l'Etat».
Le portail est axé sur une «identité numérique» développée en coordination avec le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, permettant au citoyen un accès sécurisé aux services, en sus d'un «portefeuille électronique» réservé à la sauvegarde des documents retirés via le portail, a souligné Mme Benmouloud.
Et d'ajouter que la stratégie nationale de numérisation tracée pour l'horizon 2030, vise à instaurer une administration «efficace, transparente, et proche du citoyen et de l'investisseur», indiquant que la transformation numérique ne concerne pas un seul secteur, mais l'ensemble des secteurs.
Cette stratégie s'articule autour de plusieurs axes, dont le renforcement de l'infrastructure numérique, l'adaptation des cadres juridiques pour la protection des données personnelles, ainsi que le développement des compétences numériques des personnels et des citoyens, afin d'atteindre l'objectif de créer «une administration sans papier», a expliqué la ministre.
Source : APS
Radio Algérienne









