De Villepin : « C’est une chance d’avoir l’Algérie comme membre non permanent au Conseil de sécurité »

De Villepin : « C’est une chance d’avoir l’Algérie comme membre non permanent au Conseil de sécurité »

de villepin 20.05.24
20/05/2024 - 17:20

L’ancien Premier ministre français, Dominique De Villepin, a estimé, ce lundi à Alger, que « C’est une chance d’avoir l’Algérie comme membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU ».

Abordant la multitude de conflits dans le monde et citant expressément le génocide que continue de perpétrer l’entité sioniste à Ghaza et à Rafah, M. De Villepin a déclaré, lors d’une conférence animée à la Faculté des sciences de l’information et de la communication (Alger-3) sous l’intitulé « La nouvelle donne internationale », qu’« il y a une revendication toute légitime d’un peuple (palestinien-ndlr) qui a vu sa terre spoliée où tout a été détruit. Pis encore, il a eu des viols et des massacres d’enfants et de femmes. Toutes les conditions ont été réunies pour trainer le peuple dans un engrenage meurtrier », dénonçant la politique de « deux poids, deux mesures ».

Saluant la position franche et constante de l’Algérie au Conseil de sécurité de l’ONU, M. De Villepin a indiqué que « le monde assiste impuissamment à  une logique de destruction et tous ces conflits sont, à mon sens, mémoriels ».

Citant l’exemple des campus américains qu’il qualifie « d’une nouvelle donne », le conférencier s’est félicité du fait que « beaucoup de pays reconnaissent l’Etat palestinien. Les choses bougent et avancent, certes, mais je pense d’ores et déjà au jour d’après, c'est-à-dire après les armes, car il s’agira, là aussi, de savoir comment le territoire palestinien sera géré, sachant qu’Israël veut garder le contrôle ».

Connu pour son célèbre discours du 14 février 2003 à l’ONU où il s’était opposé à l’intervention des Etats-Unis en Irak, alors qu’il était ministre français des Affaires étrangères, M. De Villepin a également mis en évidence le rôle que devra jouer l’Afrique pour faire face à la montée de nouveaux blocs dans le monde.

« Il y a comme un cloisonnement des Etats dans ce continent. Les pays d’Afrique gagneront s’ils levaient les barrières, mutualisaient les infrastructures et élargissaient les bases des échanges et des modes de consommation », a encore estimé le conférencier.

Farid Belgacem